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Bilan des bad buzz pour le 1er trimestre 2015

L’analyse par l’équipe MMC de 130 bad buzz entre janvier et mars 2015 confirme la place de Twitter en tant que premier (et de loin) espace d’émergence des polémiques digitales. Elle montre que les grands groupes ne sont plus les seuls à être victimes de bad buzz, les PME aussi sont concernées. Elle révèle que 3 tabous sont particulièrement buzzogènes sur le web : sexisme, manipulation et discrimination sociale. Quand ces tabous digitaux sont transgressés, ils conduisent en général tout droit au bad buzz.

L’analyse de ces 130 bad buzz permet d’avoir un bon aperçu des polémiques ayant agité la toile durant le 1er trimestre et de tirer un certain nombre d’enseignements utiles en matière de prévention de bad buzz. Voici quelques-uns de nos résultats. Pour en savoir plus, consulter le blog de MMC Verybadbuzzblog.com

QUELQUES EXTRAITS DE L ARTICLE PARU SUR LE BLOG DE MMC

Groupes en B to C, cibles de choix du bad buzz Sans surprise, marques connues et grandes entreprises sont les plus concernées par les bad buzz : de par leur taille (implantation diversifiée sur de nombreux marchés, nombre de clients et salariés élevé) le risque d’être confronté à un problème de nature à susciter un bad buzz est par nature plus important que dans les petites structures. C’est bien sûr le B to C qui apparaît comme le secteur le plus buzzogène ; il représente 63,8% du total.

Montée en puissance des PME ? Les PME sont également significativement concernées, puisque 20,7% des bad buzz ont affecté ce type d’entreprise, quelle que soit par ailleurs leur présence habituelle sur le web..... Le bilan de fin d’année permettra de déterminer si la tendance, selon laquelle les PME sont de plus en plus concernées, se confirme.

Sexisme, premier tabou

Sur la vingtaine de sujets sensibles récurrents que nous avons classés, le sexisme est le sujet n°1, avec 23 bad buzz (17,6%).... L’excuse du second degré, pour l’organisation qui se défend, n’est plus très efficace, les détracteurs arguant que l’humour sexiste, c’est toujours du sexisme… Et même lorsqu’il s’agit de dénoncer le sexisme, la communication doit s’entourer de certaines précautions, au risque d’être accusée, comme Newsweek en a fait l’expérience en février avec une couverture controversée, d’entretenir les stéréotypes.

Manipulation et discrimination sociale

Le 2è sujet, avec 19 bad buzz (14,6%), est la manipulation. Cette thématique rassemble les pratiques ou discours d’une organisation qu’on accuse d’avoir faussé la réalité à son avantage, en mentant, truquant, plagiant, désinformant, etc. Avec 14 bad buzz (10,7%), la discrimination sociale se place en 3è position. Sous le poids de l’accroissement des inégalités, de la crise économique doublée d’une crise de confiance, ce sujet suscite plus de buzz que les discriminations ethnique ou religieuse, par exemple.

L’atteinte à l’identité d’une communauté ou d’un individu – identité au sens « géographique », comprenant ainsi la discrimination ethnique, nationale, ou régionale -, vient en 4è position avec 11 bad buzz (8,4%), suivie par les comportements immoraux ou à risque, pour 6%, et le non respect des « consonautes » (6%).

18 mai 2015 - par MMC

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